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LCP Littérature comparée roman et récit d'espionnage - jeudi 17h00

Description
  • Roman et récit d’espionnage

Qu’il apprenne que son voisin était un espion russe reste une surprise pour un Américain naïf. Mais

l’espionnage existe depuis que le monde est monde et passe parfois par Saint-Malo! Un pays a besoin de

savoir ce qui se passe chez le voisin. Et la duplicité de l’espion fascine. D’où une énorme littérature

romanesque que nous aborderons de manière interactive, en exposant, en discutant, et (peut-être) en

complétant certaines sagas!

  • Les agents secrets de leurs majestés. Cachottiers, le chevalier d’Eon et Beaumarchais ont fait profession

d’espions royaux, suscité de la littérature aux temps des Lettres Persanes et du policier de fiction Nicolas Le

Floc’h qui n’est pas en reste.

  • Mata Hari, espionne si romanesque. La fameuse danseuse dont un roman raconte l’idylle simultanée avec un

pharmacien et un officier à Dinan (quel tempérament!) est plus une figure de récits, de biographies, et de films

qu’une dangereuse agente interlope.

  • Profession espion-romancier britannique. Ian Fleming, Graham Greene... empruntèrent à leur vie d’agent

double quantité de leurs succès comme Notre espion à la Havane, Un Américain bien tranquille, Goldeneye...

  • Les Cinq de Cambridge. Parfois marxistes, recrutés dès leurs études avant la seconde guerre mondiale Kim

Philby, Guy Burgess, Donald Maclean, Anthony Blunt et John Cairncross ont espionné leur pays au profit de

Moscou suscité une multitude de romans et de récits. Y compris en prenant la route de l’exil moscovite via

Saint-Malo pour deux d’entre eux. Avec le concours du PC rennais de l’époque!

  • James Bond avant James Bond. Avant de s’inspirer de son expérience d’agent de renseignements pour créer

James Bond, Ian Fleming réussit à tromper les états-majors allemands avec des stratagèmes qui épargnèrent

quantité de vies de combattants, facilitèrent les débarquements méditerranéens et suscitèrent récits et films.

  • John le Carré, un vrai talent pour la duplicité. Fils d’un escroc, et marchand d’armes, s’appelant encore

David Cornwell, John Le Carré avait été recruté dès l’université pour espionner ses co-étudiants marxistes. Et

lui-même, à trente deux ans quitta l’espionnage grâce au succès de L’espion qui venait du froid pour une carrière

de romancier s’interrogeant sans cesse sur la duplicité et les faux-semblants.

  • L’espionnage c’est beaucoup de cinéma. Très vite, le cinéma s’empare des personnages d’espions et des

mystères de leurs activités où le secret et la géopolitique se tutoient. L’espionnage est un thème majeur du

cinéma d’Hitchcock avec Les 39 marches. Graham Greene adapte lui même son scénario du Troisième Homme

en roman et John Le Carré s’amuse à apparaître façon Hitchcock à l’écran. Et ne parlons pas de James Bond!

  • Les Littell, la CIA, les Infiltrés et les criminels nazis. Gérard de Villiers a écrit la Taupe de Langley autour

d’un espion infiltré à la CIA et Robert Littell a écrit La Compagnie, le roman des activités de la CIA. Mais c’est

son fils Jonathan qui est entré dans la tête d’un bourreau nazi pour en conter les horrifiques activités de

l’intérieur avec Les bienveillantes.

  • Sexe, espionnage et géopolitique. Auteur de plus de 250 romans alliant le sexe et l’espionnage, Gérard de

Villiers était un romancier « bien renseigné » avec des textes très documentés sur le plan géopolitique. Avec

peut-être plus d’accointances dans le marigot et les « services » que ses concurrents créateurs d’autres espions

glamour, Ian Fleming et Jean Bruce. Car ses textes remplissaient parfois de vrais missions secrètes!

  • La vérité sur le bureau des légendes. D’ex résistants ( colonel Rémy) ou espions-diplomates ( Domnique

Ponchardier) avaient livré des personnages d’espions popularisés à l’écran Le monocle ( Paul Meurisse, Le

Gorille ( Roger Hanin, Lino Ventura). Mais c’est le Bureau des légendes qui en 50 épisodes illustre de manière

plus réaliste et sous la forme d’une saga le quotidien du renseignement et des services spéciaux français. Avec

des espionnes plus réalistes que Mata Hari!

Détail
Animateurs/Professeurs
Jean-Yves RUAUX
Lieu
UTL
Durée
02h00
Session
Prix
70 €
Nombre de places
30